The Prague Post - Inde: un an après la catastrophe d'Air India, les familles cherchent à faire leur deuil et à comprendre

EUR -
AED 4.246634
AFN 73.430163
ALL 94.923531
AMD 424.664483
ANG 2.070369
AOA 1061.514433
ARS 1656.448721
AUD 1.643921
AWG 2.081401
AZN 1.968375
BAM 1.954716
BBD 2.321213
BDT 141.76138
BGN 1.930985
BHD 0.434955
BIF 3435.294799
BMD 1.156334
BND 1.484996
BOB 7.963583
BRL 5.896028
BSD 1.152461
BTN 110.304779
BWP 15.641461
BYN 3.180922
BYR 22664.140558
BZD 2.317904
CAD 1.616265
CDF 2651.473435
CHF 0.92076
CLF 0.026634
CLP 1048.239481
CNY 7.835606
CNH 7.821233
COP 4049.954721
CRC 526.115043
CUC 1.156334
CUP 30.642843
CVE 110.203881
CZK 24.168588
DJF 205.226182
DKK 7.474125
DOP 67.53313
DZD 154.124217
EGP 60.117452
ERN 17.345006
ETB 184.26146
FJD 2.566252
FKP 0.863664
GBP 0.862654
GEL 3.063772
GGP 0.863664
GHS 12.849874
GIP 0.863664
GMD 83.850427
GNF 10095.401131
GTQ 8.785128
GYD 241.046317
HKD 9.061326
HNL 30.908848
HRK 7.536519
HTG 150.638411
HUF 353.560719
IDR 20722.482823
ILS 3.38713
IMP 0.863664
INR 110.302498
IQD 1514.79715
IRR 1591115.173773
ISK 143.790331
JEP 0.863664
JMD 182.338876
JOD 0.819809
JPY 185.390933
KES 150.011377
KGS 101.121415
KHR 4641.445942
KMF 492.598063
KPW 1040.532951
KRW 1759.402224
KWD 0.356624
KYD 0.960467
KZT 562.867836
LAK 25370.819741
LBP 103205.816205
LKR 384.066998
LRD 209.753671
LSL 19.03696
LTL 3.414353
LVL 0.699455
LYD 7.361917
MAD 10.697532
MDL 20.064785
MGA 4863.539643
MKD 61.650659
MMK 2427.887477
MNT 4138.310301
MOP 9.303242
MRU 45.814159
MUR 55.26151
MVR 17.865284
MWK 1998.517555
MXN 19.954562
MYR 4.697605
MZN 73.901374
NAD 19.037042
NGN 1572.243588
NIO 42.344607
NOK 10.996445
NPR 176.487647
NZD 1.987529
OMR 0.444613
PAB 1.152461
PEN 3.932704
PGK 5.060984
PHP 70.49877
PKR 320.714207
PLN 4.251301
PYG 7080.07342
QAR 4.215416
RON 5.238657
RSD 117.343604
RUB 83.227826
RWF 1692.461368
SAR 4.341281
SBD 9.303494
SCR 16.266272
SDG 694.377397
SEK 10.934152
SGD 1.486184
SHP 0.86332
SLE 28.448391
SLL 24247.741997
SOS 660.817328
SRD 43.174607
STD 23933.773002
STN 24.486737
SVC 10.084407
SYP 127.81199
SZL 19.032609
THB 37.947374
TJS 10.74704
TMT 4.041386
TND 3.374762
TOP 2.784174
TRY 53.496272
TTD 7.831657
TWD 36.579502
TZS 3018.028679
UAH 51.789326
UGX 4344.590508
USD 1.156334
UYU 46.554181
UZS 13841.323657
VES 672.937464
VND 30449.157207
VUV 138.310997
WST 3.175158
XAF 655.593411
XAG 0.017319
XAU 0.000277
XCD 3.12505
XCG 2.077093
XDR 0.815355
XOF 655.593411
XPF 119.331742
YER 275.889616
ZAR 18.844481
ZMK 10408.388571
ZMW 19.908959
ZWL 372.33898
  • AEX

    11.1600

    1074.23

    +1.05%

  • BEL20

    80.1900

    5727.24

    +1.42%

  • PX1

    175.5000

    8376.53

    +2.14%

  • ISEQ

    408.7800

    13595.24

    +3.1%

  • OSEBX

    -29.2300

    1972.62

    -1.46%

  • PSI20

    45.1200

    9069.58

    +0.5%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    64.9300

    4253.66

    +1.55%

  • N150

    48.8300

    4258.53

    +1.16%

Inde: un an après la catastrophe d'Air India, les familles cherchent à faire leur deuil et à comprendre
Inde: un an après la catastrophe d'Air India, les familles cherchent à faire leur deuil et à comprendre / Photo: Indranil Mukherjee - AFP

Inde: un an après la catastrophe d'Air India, les familles cherchent à faire leur deuil et à comprendre

Des photos, des bougies et une immense tristesse: les familles des victimes de l'accident du Boeing 787 de la compagnie Air India se sont rassemblées vendredi à Ahmedabad, dans l'ouest de l'Inde, un an jour pour jour après la catastrophe qui a fait 260 morts.

Taille du texte:

Tout près de la faculté de médecine sur laquelle le long courrier s'est écrasé le 12 juin 2025 une minute après son décollage, Suresh Patni a allumé une lampe à huile, jeté une poignée de pétales de roses et posé un portrait de son fils Akash, 12 ans, tué en pleine rue.

L'accident a causé la mort de 241 passagers et membres d'équipage - un seul passager a miraculeusement survécu - et 19 habitants au sol, dont l'adolescent qui se trouvait près de la petite boutique de vente de thé de ses parents.

"Nous sommes là pour nous souvenir de lui", a expliqué à l'AFP le père au milieu du reste de la famille. "Il était très bon élève, il aurait pu avoir une très bonne situation".

Lorsque l'avion est tombé, la mère d'Akesh, Sita Patni, a été grièvement brûlée et en porte toujours les traces au bras.

Un an après, la famille envisage de quitter l'appartement qu'elle occupe dans un immeuble tout proche. "Nous n'avons plus envie de rester", dit Suresh Patni, "ça nous fait mal dès qu'un avion passe au-dessus de nous".

Le vol Air India 171 à destination de l'aéroport londonien de Gatwick est tombé sur la ville quelques instants à peine après pris son envol et a explosé dans une boule de feu.

Le rapport préliminaire publié un mois après l'accident par le Bureau indien d'enquête sur les accidents aériens (AAIB) a attribué la chute du Boeing Dreamliner à la mise en position arrêt presque simultanément des deux interrupteurs d'alimentation en kérosène de ses moteurs.

Le document révèle aussi que l'un des pilotes a demandé à son collègue pourquoi il avait coupé cette alimentation, ce que son collègue a réfuté. Mais il ne publie pas l'intégralité de leur dialogue, ni n'indique si la manoeuvre était d'origine humaine ou la conséquence d'une défaillance technique.

- "Faire son deuil" -

Ce rapport nourrit les rancœurs des familles des victimes, de leurs avocats et d'experts, qui l'accusent de suggérer une faute des pilotes et d'épargner la compagnie et le constructeur de toute responsabilité.

"Je vais être très honnête, il (ce rapport) n'est absolument pas transparent", a déploré auprès de l'AFP le président de la Fédération des pilotes indiens (FIP), Charanvir Randhawa.

Dans une lettre ouverte publiée en mai, son organisation a évoqué le scénario d'une "perturbation électrique avant le décollage" susceptible d'avoir provoqué "une coupure de l'alimentation en carburant des deux moteurs sans intervention du pilote".

Sur les lieux de la catastrophe, les débris de l'avion ont été évacués depuis des mois. Mais le bâtiment qu'il a éventré reste interdit d'accès. Des arbres brûlés, des fenêtres cassées et une épaisse couche de suie dont émergent encore des sacs ou des vêtements témoignent de l'explosion.

Employé dans un hôpital proche, Vijay Sengal est arrivé parmi les premiers sur le sites.

"Nous avons essayé d'évacuer des corps, mais c'était impossible (...) nous avons pu récupérer que des morceaux, là une main, ici une jambe", s'est-il souvenu vendredi pour l'AFP, encore choqué par ce qu'il a vu.

L'AAIB n'a pas indiqué à quelle date il envisageait de publier son rapport définitif sur les causes du crash, et pourrait ne publier rapidement qu'un autre document provisoire.

De quoi entretenir la méfiance et la colère des familles.

"Pourquoi ça prend autant de temps aux autorités pour nous dire ce qui s'est passé ?", a interpellé Kaminiben Nilesh Joshi, 61 ans, la femme d'une des victimes, venue spécialement en Inde depuis Londres.

"La publication du rapport est indispensable pour que tous ceux qui comme moi ont perdu quelqu'un puissent enfin faire leur deuil", a-t-elle ajouté.

M.Jelinek--TPP